Personnes âgées : pour un aménagement des villes plus adéquat

- Urbanisme

Extrait de l’article « Personnes âgées : pour un aménagement des villes plus adéquat »

Un collectif de 33 professeurs et chercheurs publie un livre faisant état, sans complaisance, des difficultés que pose l’aménagement des milieux urbains et ruraux pour les personnes âgées.

A-t-on idée à quel point l’aménagement urbain peut s’avérer inadapté aux modes de vie des personnes vieillissantes et âgées? Trottoirs mal déneigés, réseaux de transport en commun inadéquats, accès difficile aux services ou commerces, dévitalisation de leur quartier…

Animés par le désir de contribuer au bien-être de ceux qui ont atteint l’âge que l’on dit d’or, 33 professeurs et chercheurs issus de différentes universités canadiennes et françaises publient un ouvrage collectif qui constitue une réflexion sans complaisance sur le vieillissement tout en proposant des idées innovantes pouvant profiter tant aux aînés qu’à l’ensemble de la population.

Intitulé Vieillissement et aménagement: perspectives plurielles, le livre fait état des résultats de recherches et d’observations présentés à un colloque sur l’aménagement et le vieillissement tenu à l’occasion du congrès de 2014 de l’Association francophone pour le savoir – Acfas.

« Nous avions alors constaté qu’il n’y a pas encore aujourd’hui de plans d’urbanisme qui innovent dans la prise en compte des conséquences du vieillissement pour l’aménagement des villes», relate le professeur Sébastien Lord, de l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’Université de Montréal et codirecteur de l’ouvrage. »

Et celui-ci arrive à propos: le gouvernement du Québec devra évaluer la politique sur le vieillissement, qu’il a adoptée en 2012, et le collectif souhaite que le fruit de ses recherches fasse partie d’une telle révision.

« Si elle a réussi à stimuler l’investissement communautaire, la politique n’a pas suffisamment contribué à enrichir la connaissance des effets du vieillissement sur la dynamique et l’aménagement d’une variété de milieux de vie ni suffisamment tenu compte de la grande diversité des habitats dans lesquels est vécue la vieillesse », indique M. Lord.

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